F5 : Les conseils de quartier et l’animation de la vie sociale locale

11rdlc-laura-martin-territoiresMots dits à ce forum

Aubervilliers :
Il faut animer des lieux de proximité autour des conseils de quartiers. Des lieux où sont touchés des besoins différents, comme l’alphabétisation, ou des permanences pour entendre des paroles non exprimées en collectifs. Avec le changement de municipalité, une nouvelle charte de la démarche de quartier aété mise en place. Cela permet plus de démocratie pour décider de l’ordre du jour. Dans la charte, il y a plus de pouvoir aux habitants, notamment pour aborder les questions de quotidien.

Haut-Montreuil :
Sur la place des élus : les élus doivent être invités au sein des conseils de quartiers. Les élus sont invités à tenir des permanences. Nous avons un enveloppe d’investissement à gérer. L’animation du conseil de quartier est pris en charge par une association de quartier.
Mais nous avons un problème d’ouverture du conseil, assez fermé sur lui même. Il nous faut travailler aussi le rôle fédérateur des conseils de quartiers, souvent isolés des associations sportives et culturelles, sur les difficultés des partenariats, les liens difficile à faire avec ce qui se passe sur tout le quartier. Il y aurait plus de cohérence en favorisant le lien.

En quoi le conseil de quartier est un outil pour animer la vie sociale du quartier ?

Clermont Ferrand :
1, collège d’élus ; 2, signatures d’une charte ; 3, représentants de personnalités de quartier. Le tout ne fonctionne pas car c’est étendus sur des sujets trop vastes qui ne concernaient pas la ville elle-même. Parallèle avec les comités de quartiers, associations de bénévoles qui forment de l’animation sur les quartiers, et font remonter les problèmes auprès des élus. Il faut lever la confusion entre les comités de quartiers et les conseils (pas d’animation….).

Quelles expériences de conseil de quartier qui agissent en dehors des conseils de quartier ?
Quels moyens ont-ils pour s’adresser à la population ? d’avoir une contre expertise ? pour être accompagnés pour mener des actions collectives sur les quartiers ? par exemple journaux des conseils de quartiers, ce qui pourrait faire le lien entre les conseils de quartiers et les comités de quartiers.
Comment sortir de l’entre soi des réunions ?

Cherbourg :
Les conseils de quartier n’étaient pas une obligation, car la ville fait moins de 50 000 habitants. Nous avons deux élus et un référent pour faire remonter les échanges, des réunions inter quartiers. Lorsqu’il y a des questions, nous n’avons pas de réponse. Comment sortir de la forme réunion du conseil ? Nous travaillons par exemple sur la création d’une radio en différée et bientôt en direct.

En quoi les conseils de quartiers devraient mieux permettre de participer à la vie de quartier ? Quels moyens on se donne pour aller vers la population ?

Rennes :
les habitants sont très impliqués, leur expertise est très importante, en relation privilégiée avec les élus. Ils ont le monopole du débat : développement d’un journal du quartier, commission ouverte à tout le monde, pour ouvrir l’écriture à d’autres espaces du quartier. Il y a aussi une ouverture à la citoyenneté en politisant ces lieux et en faisant des endroits de création et de développement d’idées de politique publique plus que de cahiers de doléances.

Ivry :
Les comités de quartier sont très dépendant des élus : sans les élus, il ne se passe pas grand chose, ils n’ont pas assez d’autonomie pour prendre leur essor et leur envol. Les conseils de quartier sont cornaqués par les élus. Ils n’ont pas assez de moyens pour communiquer. Quelle est l’indépendance vis à vis de la mairie ?

Montreuil :
Les élus sont invités. Les conseillers de quartiers ne sont pas élus, pour autant, le noyau dur n’est pas plus nombreux. Le conseil de quartier ne doit pas faire des fêtes de quartiers si les associations le font déjà, et pourquoi fédérer les associations qui ont déjà un fonctionnement propre ? En quoi un conseil de quartier apporte un plus ? Création d’un site, pétition sur le quartier… il faut aller sur des choses où les associations ne sont pas placées. L’intérêt collectif est à construire.

Pantin :
Nous avons 50 000 habitants : le conseil des usagers, les collectifs d’habitants proposent des activités sur le centre social. Il y a aussi un conseil des enfants et conseil des jeunes.

Saint-Priest :
les conseils de quartiers ne sont pas ouverts aux associations pour venir en individuel.  Les élus n’interviennent pas.

Châteauroux :
Nous travaillons avec l’ensemble des associations, maisons de quartiers, centres sociaux. Cela donne une vision globale de ce qui se passe sur le quartier. Mais comment donner la parole aux habitants les plus éloignés ? Avec l’université du citoyen, et des assistances sociales, nous avons fait sortir des gens qui n’osent pas sortir de chez eux, en organisant une rencontre, autour d’un thème fédérateur, un repas offert et l’après midi un débat. Nous avons aussi le fond d’aide aux projets, sur les quartiers sensible, qui permet aux habitants d’avoir des fonds pour mettre en place des projets et les concrétiser.

Ce que la démocratie participative apporte comme plus value, autre chose que les associations, dans la question de la vie locale ?

Cherbourg :
Quel serait la manière d’envisager la ville ensemble avec nos différences ?
Les conseils de quartiers existant pendant quatre années (7 000 habitants, 167 volontaires, réunion tous les deux mois de 35 personnes), identifier un diagnostic sur le quartier de façon informelle, qu’est ce qui fonctionnait pas et comment y réfléchir ? Démarche individuelle et volontaire, personnes plutôt sur des préoccupations de GUP, urbanisme, de squats, sociales, d’animations culturelles éducatives sur le quartier. Rassembler la diversité, diversité d’intérêts culturels, de personnes jeunes et plus âgées, parents….Chaque groupe a travaillé et produit. Un des groupes a demandé aux autres de cautionner leurs projets, question de conflits d’intérêt a émergé. Il ne faut pas forcement aller chercher la cohésion. La diversité suppose d’accepter que tout le monde ne soit pas d’accord sur tout et pas d’obligation d’aller sur un projet commun.
Il n’y a pas de recettes, il faut se battre pour qu’il y ai des instances collectives de paroles.
Prise de notes : Caroline Saiter, Chef de projet CUCS à Thonon-les-Bains (Haute Savoie), ancienne conseillère de quartier à Rouen (Haute-Normandie)

Vous y étiez (ou pas) ? Complétez, relancez , continuez par vos commentaires !

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